Estragon Mexicain « Yauhtli »
Herbe cérémonielle aztèque — utilisée dans les rituels de purification et comme herbe du rêve douce
dès 7,00 €
Les douze nuits entre Noël et l'Épiphanie : ce que raconte la coutume, leurs dates en 2026-2027, et les herbes qu'on pose sur la braise.
Entre Noël et l'Épiphanie, dans les Alpes et en Bavière, la maison se traverse d'une fumée : douze nuits, une coupelle de braise, de l'armoise sur le charbon.
L'armoise, le Beifuß, est l'herbe d'ici, tenue de longue date parmi les plantes à brûler de ces régions.
Herbe cérémonielle aztèque — utilisée dans les rituels de purification et comme herbe du rêve douce
dès 7,00 €
Sangre de Grado — la sève rouge de Croton lechleri, que les curanderos d'Amazonie déposent sur la peau comme un sceau
12,00 €
Encens sacré d'Afrique du Sud — purification, connexion aux ancêtres dans la tradition Zulu/Xhosa
dès 7,00 €
« J'adore cette tisane, je l'ai bue avant de me coucher et j'ai passé une nuit magnifique, je me suis laissée glisser dans un bel état de rêve. Je l'ai aussi brûlée pendant un voyage intérieur, l'odeur est incroyable et ça m'a vraiment aidée dans mon voyage »« Fantastic herb tastes so nice as tea or to smoke. »
« Got it here in Europe, I'm thrilled, shipping super fast. Imphepho is essential for ancestral work as incense or tea. :) »

Une coupelle qui tient la chaleur, un charbon à encens qu'on allume jusqu'à la braise, une fenêtre entrouverte. La fumée demande de l'air.

L'armoise, l'imphepho, l'estragon mexicain se posent en pincée sur le charbon ardent, dans la coupelle. Peu de matière suffit ; la fumée monte d'elle-même.

Le Palo Santo (bâton) et la sauge blanche (botte) s'allument directement : on laisse la flamme s'éteindre et la braise fumer, une coupelle tenue dessous pour recueillir les cendres.

Porter la coupelle de pièce en pièce, des coins vers la porte. L'air se renouvelle par la fenêtre ouverte.

La braise s'éteint complètement avant de quitter la pièce, sous surveillance jusqu'au bout. On aère, et la nuit reprend son cours.
Les Rauhnächte sont les nuits du passage de l'année, entre Noël et l'Épiphanie. Dans les Alpes, en Bavière et en Autriche, la coutume est restée vivante : on enfumait la maison et l'étable, et dans certaines vallées les Perchten masqués traversent encore les villages. Au nord, on les appelait die Zwölften, « les Douze ». Selon les régions, on en compte de trois à douze.
D'où vient le nom, on en débat. Une explication le rattache au moyen haut allemand rûch, « velu », d'après les démons vêtus de peaux qu'on disait rôder ces nuits-là. Une autre le tire de Rauch, la fumée : d'où l'autre nom de Rauchnächte, les nuits de fumée.
Leur âge aussi se discute. Une hypothèse y voit les jours qui séparent l'année lunaire de l'année solaire, des jours hors du temps. L'idée d'une grande fête germanique du solstice remonte au XIXe siècle, à la Mythologie allemande de Jacob Grimm (1835), et reste contestée : les textes anciens sur ces nuits sont presque tous chrétiens.
Dans le compte le plus répandu, elles vont de la nuit de Noël à l'Épiphanie : du 24 décembre 2026 au 6 janvier 2027. Ailleurs, la première nuit tombe le 25 décembre, ou dès la nuit de la Saint-Thomas, au solstice d'hiver.
Quatre nuits comptent plus que les autres : la nuit de la Saint-Thomas (20-21 décembre), la nuit de Noël (24-25 décembre), la Saint-Sylvestre (31 décembre-1er janvier) et la veille de l'Épiphanie (5-6 janvier).
Les almanachs paysans lisaient dans le temps de chacune des douze nuits celui d'un des douze mois à venir. Qui tient un journal de rêves donne une page à chaque nuit, et la relit au fil de l'année.
Jul est un vieux mot germanique pour le cœur de l'hiver ; en Scandinavie, Noël se dit encore jul. Les Rauhnächte commencent au solstice ou à Noël, d'où le rapprochement avec la fête de Yule. Qu'une fête païenne du solstice ait existé chez les Germains reste débattu ; le Yule qu'on fête aujourd'hui, avec ses bougies et son feu, est le plus souvent une renaissance récente.
En 1534, Sebastian Franck écrit dans son Weltbuch que pendant les douze nuits entre Noël et les Rois, il n'est pas de maison qui ne fasse fumer de l'encens chaque jour, contre les diables, les spectres et la sorcellerie. Le prêtre ou le maître de la ferme passait la fumée dans la maison et dans l'étable. Aujourd'hui, sur la braise, on pose aussi des herbes venues de loin. Celles que nous avons :
Le geste pièce par pièce, et d'autres herbes : purifier sa maison avec la fumée des plantes.
La coutume a surtout gardé des interdits de travail. On n'étendait pas de linge blanc : les cavaliers de la Chasse sauvage l'auraient pris pour en faire un linceul ; on ne tendait pas de corde à linge, où la Chasse aurait pu se prendre. En Bavière, on rangeait le rouet ; ailleurs, on ne jouait pas aux cartes. En Styrie, on racontait que Frau Perchta passait de maison en maison avec les âmes des enfants morts.
Ce qu'on en garde souvent aujourd'hui : peu de travail, une maison au calme, du temps pour ce que laisse l'année qui part.
La fumée irrite les voies respiratoires. Gardez une fenêtre entrouverte pendant la fumigation et aérez bien après. Évitez les pièces où dorment des nourrissons ou de jeunes enfants, et sortez les animaux, surtout les oiseaux. En cas d'asthme ou d'allergie aux astéracées, comme l'armoise et l'imphepho, mieux vaut s'abstenir ou fumiger dehors. La braise ne reste jamais sans surveillance ; à la fin, elle s'éteint complètement.
D'après les textes anciens, de l'encens, dans la maison et l'étable. L'armoise, l'herbe d'ici, est la plus liée à ces régions. Aujourd'hui on y ajoute le palo santo, la sauge blanche ou l'imphepho. Une pincée sur un charbon ardent suffit.
Dans le compte le plus courant, de la nuit de Noël, le 24 décembre 2026, à l'Épiphanie, le 6 janvier 2027. Certains comptent à partir du 25 décembre, d'autres dès la nuit de la Saint-Thomas, au solstice d'hiver.
La nuit de la Saint-Thomas (20-21 décembre), la nuit de Noël, la Saint-Sylvestre et la veille de l'Épiphanie (5-6 janvier). C'est surtout pendant ces quatre nuits qu'on enfumait la maison.
Jul est le vieux mot germanique du cœur de l'hiver, et les Rauhnächte commencent au solstice ou à Noël. Qu'une fête germanique du solstice ait existé reste débattu : l'idée date du XIXe siècle.
Surtout certains travaux : étendre du linge blanc, filer au rouet, jouer aux cartes. Beaucoup y voient aujourd'hui une invitation au repos.
AUTRES INTENTIONS · Rituel