

Lotus Bleu
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Le lotus du Bouddha dresse ses feuilles rondes au-dessus de l'eau, le nénuphar bleu de l'Égypte pose les siennes, fendues, à sa surface : deux lignées très éloignées, et cinq fleurs sur notre table.
On les confond depuis Linné, qui rangeait le lotus sacré parmi les nymphéas.
Fleur d'enchantement, d'éveil et de renaissance. Nous avons enfin trouvé le vrai Lotus Bleu, *Nymphaea caerulea*, le nénuphar bleu des prêtresses égyptiennes. La fleur du Lotus Bleu égyptien t'emmène en voyage vers ton Soi le plus haut.
Le lotus du Bouddha dresse ses feuilles rondes au-dessus de l'eau, le nénuphar bleu de l'Égypte pose les siennes, fendues, à sa surface : deux lignées très éloignées, et cinq fleurs sur notre table.

Ronde, sans fente, le pétiole au centre, dressée au-dessus de l'eau : un lotus. Flottante, brillante, fendue jusqu'au centre : un nénuphar. C'est le critère le plus sûr.

Le lotus porte la sienne haut sur une tige épaisse, et laisse après elle un réceptacle en pomme d'arrosoir. Le nénuphar fleurit à la surface de l'eau, ou un peu au-dessus.

Une fleur de lotus ou de nénuphar déposée dans l'eau chaude, non bouillante : elle s'ouvre peu à peu et reprend sa forme au fond de la tasse.
Le lotus (Nelumbo) et le nénuphar (Nymphaea) se ressemblent de loin et appartiennent à deux lignées très éloignées. Le plus sûr est la feuille : le lotus la dresse au-dessus de l'eau, ronde et sans fente ; le nénuphar la laisse flotter, échancrée (Préfecture de Kyoto ; Université de Hokkaidō).
| Lotus, Nelumbo | Nénuphar, Nymphaea | |
|---|---|---|
| Famille | Nélumbonacées, dans l'ordre des Protéales, avec les platanes et les protées | Nymphéacées, une lignée séparée très tôt des autres plantes à fleurs |
| Feuille | ronde, sans fente, le pétiole au centre, portée au-dessus de l'eau ; l'eau y roule en perles | flottante, brillante, fendue jusqu'au pétiole |
| Fleur | haut au-dessus de l'eau, jusqu'à 35 cm de diamètre | à la surface, ou un peu au-dessus chez les espèces tropicales |
| Après la fleur | un réceptacle en pomme d'arrosoir, garni de graines | le fruit se forme près de l'eau, sans réceptacle dressé |
| Jour ou nuit | s'ouvre tôt le matin | selon l'espèce : le lotus bleu le jour, le nénuphar blanc d'Égypte la nuit |
| Sous l'eau | un rhizome percé de canaux, le renkon de la cuisine japonaise | un rhizome, comestible chez certaines espèces |
| Espèces | deux : N. nucifera en Asie, N. lutea en Amérique | de nombreuses espèces, sur tous les continents |
Le grec lôtos nommait déjà plusieurs plantes : on ignore laquelle mangeaient les Lotophages de l'Odyssée, et le mot désigne aujourd'hui encore le lotier, un jujubier, un plaqueminier (Wikipédia). En 1753, Linné nomme Nymphaea lotus le nénuphar blanc d'Égypte, et range le lotus sacré dans le même genre, sous le nom de Nymphaea nelumbo.
Les « lotus » de l'Égypte ancienne sont deux nénuphars, que les Égyptiens appelaient seshen : le bleu, Nymphaea caerulea, et le blanc, Nymphaea lotus. Le lotus rose, Nelumbo, n'y arrive que bien plus tard, à l'époque perse selon la plupart des auteurs (Willockx). Hérodote décrit pourtant deux « lis » du Nil, dont l'un porte un fruit qui rappelle un rayon de guêpes : une description qui évoque le réceptacle du lotus.
Et Monet a peint des nymphéas, des nénuphars de son jardin de Giverny, aujourd'hui au musée de l'Orangerie.
Le lotus pousse dans la vase, et ses feuilles et ses fleurs en sortent propres. En 1063, le lettré chinois Zhou Dunyi écrit qu'il aime le lotus parce qu'il « sort de la boue sans en être souillé » (愛蓮說). Le bouddhisme en a fait la fleur de l'éveil ; selon la mythologie hindoue, Brahma est né d'un lotus poussé du nombril de Vishnu endormi. L'Inde le tient pour sa fleur nationale. La science a donné son nom à l'« effet lotus » : sur sa feuille, couverte de cires microscopiques, les gouttes roulent et emportent la poussière (Barthlott et Neinhuis, 1997). Une graine de lotus d'environ 1 300 ans, trouvée dans un lac asséché de Chine, a germé (Shen-Miller et al., 1995), et la fleur garde sa chaleur, entre 30 et 35 °C, même quand l'air tombe à 10 °C (Seymour et Schultze-Motel, 1996).
Le nénuphar bleu s'ouvre le matin et se ferme au crépuscule : en Égypte, il était la fleur du soleil et de la renaissance. Au Sri Lanka, le nil manel, Nymphaea nouchali, est la fleur nationale depuis 1986 (Mongabay) ; au Bangladesh, c'est le shapla, un nénuphar (Banglapedia).
Nos fleurs viennent du Sri Lanka. Deux sont de vrais lotus, trois sont des nénuphars :
Pour aller plus loin : les 4 lotus sacrés, le lotus bleu de l'Égypte, le lotus rose, fleur du Bouddha.
Grossesse et allaitement : on s'abstient, sans avis professionnel. Lotus bleu et nénuphars : prudence avec les antidépresseurs, les anxiolytiques et les sédatifs, et pas de conduite après la tasse. Lotus rose et blanc : prudence avec les traitements de la tension et du diabète. Sous traitement, un avis médical avant toute plante. Nos fleurs sont en vente libre en France ; la loi change d'un pays à l'autre, vérifie celle du tien avant de commander.
Le lotus (Nelumbo) dresse au-dessus de l'eau des feuilles rondes, sans fente, et porte sa fleur haut sur une tige ; il laisse un réceptacle en pomme d'arrosoir. Le nénuphar (Nymphaea) a des feuilles flottantes, fendues, et fleurit à la surface. Ce sont deux familles très éloignées : le lotus a pour plus proche parent le platane.
Un nénuphar : Nymphaea caerulea, et chez nous aussi Nymphaea nouchali, de la même lignée. Le nom de « lotus » lui vient de l'Antiquité, où le mot désignait plusieurs plantes. C'est la fleur des prêtresses égyptiennes.
Cela dépend de la plante. Notre Lotus Blanc est un vrai lotus, Nelumbo nucifera à fleur blanche, sœur du lotus rose. Le « lotus blanc d'Égypte », lui, est un nénuphar, Nymphaea lotus, qui fleurit la nuit : il est sur notre fiche des nénuphars rouge et blanc.
Des nénuphars : les Nymphéas, peints dans son jardin de Giverny et installés au musée de l'Orangerie depuis 1927.
Sa surface est couverte de minuscules reliefs de cire : l'eau ne s'y étale pas, elle roule en perles et emporte la poussière. Les botanistes Wilhelm Barthlott et Christoph Neinhuis ont appelé ce phénomène « effet lotus » en 1997.
Une fleur déposée dans l'eau chaude, non bouillante, et on la laisse infuser : elle s'ouvre peu à peu et reprend sa forme. Chaque fiche donne sa préparation et ses précautions.
Demande à la Forêt : éthique d'une plante, dose, lignée, synergie. Elle partage ce que les peuples ont transmis et ce que les livres ont écrit.